Une trentaine de journalistes ont participé, les 19 et 20 août à Kinshasa, à une session spéciale de formation des formateurs consacrée à la sécurité physique et numérique des professionnels des médias ainsi qu’à l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) dans le journalisme.
Organisée par (JED), avec l’appui de (RSF) Suisse, cette formation a notamment abordé la sécurité psychosociale, la protection des sources et des données, la prévention du cyberharcèlement ainsi que l’évaluation des risques avant et pendant les missions de terrain. Plusieurs journalistes déplacés de guerre vivant à Kinshasa ont également pris part aux travaux.
Lors de la première journée, les participants ont été initiés à la cartographie des menaces, à l’évaluation des risques, à la préparation des missions et aux mesures de protection physique et numérique. Le formateur principal, Donat Mbaya Tshimanga, consultant, a notamment rappelé qu’aucun reportage ne justifie de mettre sa vie en danger, appelant les journalistes à se retirer dès lors que leur sécurité physique est menacée.
La deuxième journée a été consacrée à l’intelligence artificielle et à ses applications dans le journalisme. Selon Donat Mbaya Tshimanga, l’IA peut contribuer à la protection des journalistes et à l’amélioration de leur travail, à condition d’être utilisée avec discernement et comme un outil d’assistance, et non comme un substitut à l’intelligence humaine et au jugement professionnel.
À l’issue de la session, les participants ont salué une formation jugée importante pour renforcer leur capacité à faire face aux différentes menaces liées à l’exercice du métier. Des certificats d’habilitation ont été remis aux participants, désormais appelés à transmettre à leur tour ces connaissances à d’autres professionnels des médias.
Pacheco Kavundama