La situation humanitaire et sécuritaire est alarmante dans les Hauts et Moyens Plateaux du territoire de Fizi. C'est l'alerte lancée lundi 14 septembre 2026 par le bureau de la société civile du territoire de Fizi, dans la province du Sud-Kivu.
Dans un communiqué signé par son président Me Jacques Alimasi, la société civile dénonce la reprise des affrontements entre la coalition FARDC, Wazalendo et forces Burundaises d'un côté, et le mouvement AFC/M23-Twirwaneho de l'autre.
Selon ce communiqué consulté par congorassure.cd, ces combats se poursuivent sous l'œil impuissant de la communauté internationale.
Ecoles fermées, hôpitaux paralysés
La société civile du territoire de Fizi affirme, les combats affectent directement les villages de Kanguli, Nakihele, Kilumbi, Point-Zéro, Rugezi, Minembwe et Mukoko.
Face à ce désastre, elle dresse un bilan tellement amer, la rentrée scolaire non effective dans plusieurs villages, la suspension de l'assistance humanitaire par les ONG, les activités médicales à l'arrêt, au total plus au moins 41 952 personnes déplacées, soit 8 618 ménages, vivant sans nourriture, sans eau potable et sans soins de santé.
La société civile dénonce l'inefficacité du mécanisme de cessez-le-feu
Si la société civile salue l'opérationnalisation du mécanisme de suivi et vérification du cessez-le-feu par la MONUSCO, elle estime que ce mécanisme montre ses limites.
Elle condamne l'inaction de la communauté internationale et demande aux belligérants en conflit de faire preuve de conscience humaine et de respecter les instruments juridiques signés pour une solution pacifique et à la Commission des droits de l'homme des Nations-Unies de se saisir des violations des droits humains et du droit international humanitaire commises à Fizi pour constituer une base de données de crimes de guerre et crimes contre l'humanité.
David Aluta