Kinshasa s’apprête-t-elle à renouer avec la légende ? Selon plusieurs médias internationaux, un combat d’exhibition entre Mike Tyson et Floyd Mayweather Jr. est envisagé le 25 avril 2026 en République Démocratique du Congo. Une affiche qui ravive immédiatement le souvenir du mythique « Rumble in the Jungle » de 1974, lorsque Muhammad Ali avait défié et vaincu George Foreman à Kinshasa.
Plus de cinquante ans après ce combat historique, la capitale Congolaise pourrait redevenir l’épicentre du noble art. À 59 ans, Tyson (50 victoires, 7 défaites, 2 no contests) reste l’une des figures les plus emblématiques de la boxe mondiale. En novembre 2024, il avait affronté Jake Paul dans un événement à portée planétaire diffusé sur Netflix, s’inclinant par décision unanime. Malgré l’absence de victoire depuis 2003, « Iron Mike » conserve une aura intacte.
En face, Mayweather, 48 ans, affiche un palmarès immaculé de 50 victoires sans défaite. Retirés invaincu après sa victoire contre Conor McGregor en 2017, « Money » enchaîne depuis les exhibitions à succès, la dernière en date contre John Gotti III en août 2024. Technicien hors pair, stratège méthodique, il incarne un style aux antipodes de la puissance brute de Tyson.
L’idée du combat circule depuis septembre 2025, mais l’annonce d’un autre engagement de Mayweather en Grèce avait semé le doute. Tyson a toutefois confirmé l’imminence du projet, affirmant publiquement qu’il n’avait aucune intention de renoncer à ce défi.
Au-delà du spectacle sportif, l’événement aurait une portée symbolique majeure pour la RDC. En 1974, le duel Ali–Foreman avait placé Kinshasa au centre du monde. Un demi-siècle plus tard, l’éventuel affrontement Tyson–Mayweather pourrait offrir au pays une nouvelle exposition internationale, mêlant mémoire historique, marketing global et fascination pour les grandes légendes du ring.
Reste une question : l’Afrique s’apprête-t-elle à vivre un nouveau moment d’histoire, ou s’agit-il d’un hommage moderne à un passé inégalable ? Le verdict tombera peut-être, une fois encore, sous les lumières de Kinshasa.
Diddy Mastaki