La société Complast spécialisée dans la fabrication des matelas et des mousses en République Démocratique du Congo s’insurge contre le phénomène dit « dumping » qui est une pratique commerciale déloyale consistant à vendre des produits à l’exportation à un prix inférieur à leur coût de production ou à leur prix de vente sur le marché national.
Alors que cette pratique constitue un manque à gagner pour plusieurs sociétés, le Directeur Général de la société Complast a rencontré lundi 04 mai 2026 à Kinshasa, le ministre du commerce extérieur Julien Paluku pour solliciter son implication dans la lutte contre ce phénomène.
« Nous sommes venus pour demander une assistance au niveau du Katanga pour l’importation des mousses et matelas qui se fait de manière dumping. Nous sommes venus lui présenter le dossier et lui assurer que son apport nous aidera à augmenter notre capacité de production et investir dans la création d’emplois comme le veut le président de la République », explique Vishal Hemnani, Directeur Général de Complast qui souhaite également que son entreprise soit assistée dans ce cadre.
Leader en RDC dans la production des matelas et mousse depuis 1967 en RDC, Complast a une capacité pour ses usines installées dans la ville de Lubumbashi au Haut-Katanga de 5.000 pièces de matelas par jour, une production supérieure à la demande locale pour les provinces du Lualaba, Tanganyika et Haut-Katanga, évaluée à moins de 4.000 pièces par jour, a indiqué son Directeur Général.
Ce dernier souligne qu’à cause de la concurrence déloyale, sa société ne produit que 1500 à 2000 productions ce qui ne fait pas fonctionner l’industrie de sa capacité productive.
Julien Paluku Kahongya qui s’est engagé à faire la promotion de l’industrie locale a demandé d’autres informations supplémentaires à la société Complast où il pourrait prendre des mesures restrictives temporairement pour les importations des matelas dans cette partie du pays, conformément aux règles de l’OMC qui est l’Organisation Mondiale du Commerce. Ceci pour protéger aussi les emplois générés par les entreprises locales tout en luttant contre la fuite des capitaux.
Pacheco Kavundama