Le ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté veut lever les derniers obstacles à la mise à la retraite des enseignants. Une réunion de concertation tenue le 4 novembre à Kinshasa a notamment fixé des mesures pour régulariser les dossiers en attente et accélérer la prise en charge des premiers bénéficiaires.
Le processus de mise à la retraite des enseignants congolais entre dans une nouvelle phase. Le Secrétaire général à l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, Juvénal Sanga Kaubo, a présidé mercredi une réunion réunissant les principales directions techniques impliquées dans cette opération, ainsi que des experts et partenaires, dont ECP EFFICACE.
Les échanges ont porté sur les difficultés administratives, techniques et financières qui retardent la finalisation du processus. Les participants ont notamment examiné l’harmonisation des données salariales, la régularisation des dossiers en attente et la production des pièces justificatives exigées dans le cadre du partenariat avec le Partenariat mondial pour l’éducation (GPE).
665 enseignants concernés par un arrêté déjà signé
À l’issue de la rencontre, Juvénal Sanga Kaubo a annoncé plusieurs orientations opérationnelles. Parmi elles figurent la création immédiate d’un noyau technique conjoint pour accélérer le traitement des indicateurs, ainsi que la régularisation des dossiers de 196 enseignants décédés, conformément aux dispositions relatives à la retraite à titre posthume.
Le Secrétariat général prévoit également de saisir officiellement la CNSAPP afin d’obtenir des clarifications et la transmission de son fichier des retraités.
Une autre priorité concerne l’accélération des démarches administratives et financières pour la prise en charge des 665 enseignants déjà concernés par un arrêté de mise à la retraite signé.
43 000 professionnels concernés sur la période 2026-2027
Cette opération s’inscrit dans un vaste chantier de réforme de l’administration éducative congolaise. Pour la période 2026-2027, le gouvernement prévoit la mise à la retraite progressive de 43 000 professionnels de l’éducation nationale. Une première vague de 6 500 enseignants a déjà été identifiée comme éligible.
Pour Juvénal Sanga Kaubo, cette réforme dépasse le simple cadre administratif. Elle constitue un impératif de justice sociale et de bonne gouvernance, mais aussi une reconnaissance des droits des agents ayant consacré leur carrière au service de l’éducation.
L’enjeu reste désormais de traduire les orientations annoncées en actes concrets, afin que les enseignants concernés puissent bénéficier effectivement de leurs droits à la retraite.
Diddy Mastaki