Le nouvel accord international sur le cacao entrera définitivement en vigueur le 1er octobre 2026. La décision a été officialisée mardi 15 septembre à Abidjan, en Côte d’Ivoire, à l’issue des travaux du Conseil de l’Organisation internationale du cacao (ICCO).
Ce nouvel accord ouvre une nouvelle étape dans la coopération internationale autour de la filière cacaoyère. Il place notamment les producteurs, la viabilité des marchés et la durabilité environnementale au cœur des priorités, avec des objectifs portant sur la stabilité des marchés, l’amélioration des revenus des producteurs, la promotion de la transformation locale, la lutte contre la déforestation, le renforcement de la traçabilité ainsi que le développement de pratiques agricoles plus résilientes.
Pour la République Démocratique du Congo, cette entrée en vigueur est perçue comme une opportunité de renforcer la gouvernance de la filière et de favoriser le développement des chaînes de valeur du cacao.
« Cette entrée en vigueur constitue un ouf de soulagement pour les producteurs locaux et devrait contribuer à améliorer la gouvernance de la filière cacao ainsi qu’à développer les chaînes de valeur », a déclaré Jonathan Kasereka Kyakwa, Directeur de Cabinet adjoint du Ministre du Commerce extérieur, qui conduit la délégation congolaise aux travaux de l’ICCO à Abidjan.
La délégation de la RDC participe activement à cette session consacrée aux enjeux actuels du secteur cacaoyer mondial. Les discussions portent notamment sur les perspectives de la filière, les conditions de vie des producteurs et les mécanismes susceptibles de rendre le marché plus durable et équitable.
Le nouvel Accord international sur le cacao avait été signé le 13 février 2026 à Genève, en Suisse, par la Côte d’Ivoire, le Togo et le Nicaragua. La République démocratique du Congo l’a rejoint le 3 juin 2026, tandis que son approbation par les 27 États membres de l’Union européenne a renforcé sa portée internationale.
L’accord réunit ainsi les principaux pays producteurs et exportateurs de cacao ainsi que les pays importateurs et consommateurs, autour d’un cadre commun destiné à accompagner la transformation et la durabilité de la filière.
Avec son entrée en vigueur prévue le 1er octobre, le secteur cacaoyer international s’apprête donc à franchir une nouvelle étape, avec l’ambition de mieux concilier les intérêts des producteurs, les exigences du marché et les impératifs environnementaux.
Pacheco Kavundama