Assassinat du Cheikh Ali Amin à Beni : 16 accusés, dont des étrangers, comparaîtront devant le tribunal
Un peu plus de dix mois après l’assassinat du Cheikh Ali Amin, le procès des personnes soupçonnées d’avoir participé au plan de son élimination physique s’ouvrira dans quelques matinées dans la ville de Beni, au Nord-Kivu, révèlent des sources judiciaires.
D’après ces sources judiciaires , 16 prévenus, dont des étrangers, comparaîtront dans le procès sur l’assassinat de celui qui était le président de la communauté islamique en charge du culte à Beni et qui s’était fait connaître par ses prêches contre les groupes armés radicaux et son opposition à l’utilisation de l’image de l’islam par les rebelles actifs dans la région de Beni.
Ces présumés auteurs de l’assassinat du sheikh Ali Amin avait été arrêtés par l’armée en juillet 2021, deux mois après le décès du Cheikh. Le porte-parole des FARDC, le capitaine Antony Mwalushay qui avait indiqué à l’époque que parmi les personnes arrêtées figuraient deux femmes, avait déclaré qu’il s’agissait des membres d’une bande très organisée au nom de United Group Destruction (UGD) dont le siège était dans la cité frontalière de Kasindi.
Le représentant la communauté islamique à Beni avait été tué d’une balle dans la tête le 1 mai 2021 en pleine prière à la mosquée. Peu avant son assassinat, les responsables militaires dans la région avaient fait savoir que des menaces sérieuses pesaient sur l’imam.
Pour rappel, au lendemain de la disparition brutale de leur représentant, les musulmans de Beni avaient porté plainte auprès de l’auditorat militaire demandant que l’auteur des tirs qui avaient visé Sheikh Ali Amin et mis fin à sa vie soit retrouvé et jugé.