Le sénateur Matata Ponyo vient de porter plainte contre le Magistrat Jean-Paul Mukolo Nkokesha, Procureur Général près la Cour constitutionnelle pour s’être illustré par des actes arbitraires et attentatoires à ses droits et libertés.
L’ex-premier ministre de la République Démocratique du Congo (RDC) rappelle qu’en avril 2021 Mukolo Nkokesha l’avait mis en accusation devant la Cour constitutionnelle alors que le Sénat avait refusé l’autorisation de sa poursuite judiciaire au sujet du dossier Bukanga Lonzo.
« Il avait ouvert contre moi un dossier dit des biens Zaïrianisés, pourtant vide de contenu, et s'est permis de me mettre en résidence surveillée. Un jour après, il a levé cette mesure de détention, m'a reçu avec mon Avocat, Maître Michel Shebele Mikoba et m'a présenté ses excuses en me demandant pardon, … Il m'a empêché de voyager tant en Province (lorsque j'ai perdu ma jeune sœur à Lubumbashi) qu'à l'extérieur du pays (lorsque j'étais empoisonné) en donnant l'ordre à la Direction Générale de Migration de ne pas me laisser quitter la ville de Kinshasa jusqu'à ce que la Présidence de la République ait levé cette mesure. Lorsque la Cour constitutionnelle s'était déclarée incompétente de me juger sous RP.0001, le même Procureur Général a fait pression au greffe de ladite Cour pour que celui-ci lui transmette le dossier et qu'il l'a aussitôt envoyé à son collègue Procureur Général près la Cour de cassation, sur qui il a fait pression pour faire fixer la cause devant la Cour de cassation espérant y obtenir ma condamnation. Il a utilisé ses bonnes relations avec l'actuelle composition de la Cour constitutionnelle qui, sous R. Const.1816, s'était curieusement déclarée compétente à juger un Premier Ministre honoraire, alors qu'aucune loi ne lui donne cette compétence », indique Matata Ponyo.
Selon l'ex-premier ministre, il est surprenant de constater que le Magistrat Jean-Paul Mukolo Nkokesha a décidé d'attendre la clôture par le Sénat de la session parlementaire du mois de mars, soit le 15 juin dernier, pour adresser un nouveau réquisitoire « toujours fantaisiste ».
« Tout cet acharnement sur ma personne et tant d'entêtement dans l'erreur et la violation de droit ne reposent que sur un seul objectif : obtenir ma condamnation pour des imagina afin de m'éliminer de la course à l'élection présidentielle de décembre 2023 parce que je me suis déclaré candidat à ladite dite élection. Les actes arbitraires et attentatoires à ma liberté et à mes droits de citoyen et de Sénateur commis par le Magistrat Jean-Paul Mukolo Nkokesha sont innombrables et tombent, ni plus ni moins, sous le coup de l'article 180 du Code Pénal Congolais Livre II », dénonce-t-il.
Cette plainte intervient après une lettre que le Procureur Général près la Cour Constitutionnelle ait adressé au président de la Chambre haute du parlement congolais. Dans cette correspondance, Mukolo Nkokesha a sollicité l’autorisation de poursuite judiciaire en charge du sénateur Matata Ponyo Mapon évoquant des faits nouveaux contenus dans un rapport des inspecteurs des finances membres de la commission de contrôle sur la gestion du parc agro-industriel de Bukanga Lonzo.
Martin Leku