La Mission des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) a annoncé avoir été officiellement informée par le Secrétariat des Nations unies de la décision de la République d’Afrique du Sud de retirer l’ensemble de ses contingents encore déployés en RDC.
Dans un communiqué publié à Kinshasa le 8 février 2026, la Mission onusienne a exprimé sa « profonde gratitude » au gouvernement et au peuple sud-africains pour leur engagement de longue date en faveur des opérations de maintien de la paix des Nations unies, soulignant un appui constant qui s’est étendu sur plusieurs décennies.
La MONUSCO a particulièrement salué le professionnalisme et le dévouement des Casques bleus sud-africains dans l’exécution de son mandat, souvent dans des contextes sécuritaires complexes. Un hommage appuyé a également été rendu aux soldats sud-africains tombés sous le drapeau des Nations unies « au service de la paix en République démocratique du Congo », leur sacrifice étant qualifié d’« essentiel » dans les efforts de stabilisation du pays.
Si ce retrait marque une étape importante, il ne signe pas pour autant la fin de la coopération entre Pretoria et les Nations unies sur les questions de sécurité collective. La Mission s’est dite disposée à poursuivre le dialogue avec la République d’Afrique du Sud, notamment autour du partage des enseignements tirés des opérations de terrain et du soutien continu aux initiatives visant à promouvoir la paix et la stabilité sur le continent.
Dans l’immédiat, la MONUSCO précise qu’elle travaillera en étroite coordination avec le Secrétariat de l’ONU et l’ensemble des parties prenantes concernées afin que la transition liée à ce retrait se déroule « de manière sûre, ordonnée et responsable », conformément aux normes des Nations unies et aux impératifs opérationnels sur le terrain.
Ce désengagement progressif intervient alors que la Mission poursuit sa propre reconfiguration en RDC, dans un contexte marqué par de fortes attentes des autorités congolaises et une pression accrue de l’opinion publique sur la présence onusienne dans l’est du pays.