La République Démocratique du Congo compte désormais 1 226 unités industrielles identifiées, selon les résultats du recensement des entreprises industrielles réalisé en 2025. Ce chiffre marque une progression importante par rapport à la précédente enquête menée en 2017, qui avait répertorié 525 unités industrielles en activité.
Les données ont été présentées lors de la réunion du Conseil des ministres du vendredi 14 août 2026, au cours de laquelle le ministre de l’Industrie ad intérim a fait le point sur la situation du secteur industriel Congolais.
Le recensement de 2025 constitue ainsi une mise à jour importante de la cartographie industrielle du pays. Il ne se limite pas aux entreprises actuellement opérationnelles, mais prend également en compte les unités à l’arrêt ou en fermeture momentanée, ainsi que les différents secteurs dans lesquels évoluent les entreprises recensées.
Kinshasa, Haut-Katanga et Lualaba en tête
La répartition géographique révèle une forte concentration de l’activité industrielle dans trois provinces.
Kinshasa arrive en tête avec 264 unités industrielles en activité, suivie du Haut-Katanga avec 198 unités et du Lualaba avec 101 unités.
À elles seules, ces trois provinces regroupent 563 unités, soit plus de 54,5 % des unités industrielles en activité recensées dans le pays.
Cette concentration confirme le poids particulier de la capitale dans l’activité économique nationale, mais également l’importance du Haut-Katanga et du Lualaba, deux provinces au cœur de l’activité minière et de la transformation industrielle liée notamment au secteur extractif.
Un secteur confronté à des situations contrastées
Le rapport issu du recensement distingue également les entreprises effectivement en activité de celles qui connaissent une interruption de leurs activités ou une fermeture temporaire.
Cette distinction permet de dresser une photographie plus précise du tissu industriel congolais, en mettant en évidence à la fois les capacités existantes et les unités confrontées à des difficultés affectant leur fonctionnement.
Le document présente par ailleurs les différents secteurs industriels recensés à travers le pays, offrant aux autorités une base actualisée pour orienter les politiques publiques en matière d’industrialisation.
Le FPI commence à recouvrer ses créances
Au cours de la même présentation devant le Conseil des ministres, le ministre de l’Industrie ad intérim a également fait état des premiers recouvrements des créances dues au Fonds de promotion de l’industrie (FPI).
Cette annonce intervient dans un contexte où la mobilisation des ressources destinées au financement et à la promotion de l’industrie demeure un enjeu majeur pour le développement du secteur.
Avec ce nouveau recensement, le gouvernement dispose désormais d’une base de données plus récente sur les entreprises industrielles présentes sur le territoire national, leurs niveaux d’activité et les différents secteurs dans lesquels elles opèrent.
Diddy Mastaki