La situation sécuritaire, la protection des civils et la riposte contre Ebola ont constitué les principaux enjeux de la dernière étape de la tournée du chef de la MONUSCO dans l’Est de la République Démocratique du Congo.
Le chef de la MONUSCO, James Swan, a clôturé ce vendredi 06 novembre 2026 sa tournée dans l’Est de la République Démocratique du Congo par une visite à Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri. Après Goma et Beni, cette dernière étape lui a permis de poursuivre les consultations avec les autorités locales et les acteurs engagés dans la gestion des crises sécuritaires et sanitaires.
Au cœur de cette visite figurent deux préoccupations majeures : la persistance des violences armées qui fragilisent les populations civiles et les défis liés à la riposte contre la maladie à virus Ebola.
À Bunia, le représentant spécial du Secrétaire général des Nations-Unies doit notamment échanger avec les autorités provinciales ainsi qu’avec les équipes sanitaires mobilisées contre l’épidémie. Les discussions portent également sur les conditions d’intervention des personnels de santé dans les zones affectées, où l’insécurité constitue un obstacle supplémentaire aux opérations de terrain.
Dans ce contexte, l'accompagnement de la MONUSCO est particulièrement attendu pour faciliter les déplacements des équipes de riposte et contribuer à leur sécurisation. Un enjeu important alors que l’efficacité des interventions sanitaires dépend aussi de l’accessibilité des zones touchées et de la protection des acteurs humanitaires.
Une tournée axée sur les défis de l’Est
Cette étape de Bunia vient compléter les déplacements effectués précédemment à Goma, le 2 novembre, et à Beni, le 5 novembre. Dans ces deux villes, les échanges avaient notamment porté sur la protection des civils, les préoccupations sécuritaires et les réponses à apporter aux crises qui affectent les populations.
Au-delà des rencontres institutionnelles, cette tournée traduit la volonté de la Mission onusienne de prendre davantage en compte les réalités opérationnelles auxquelles sont confrontées les communautés et les acteurs intervenant dans les provinces de l’Est.
Reste désormais à savoir dans quelle mesure ces consultations pourront déboucher sur un renforcement concret de l’appui aux autorités congolaises, notamment en matière de protection des civils, de stabilisation et de sécurisation des interventions sanitaires.
Dans une région confrontée à des crises sécuritaires et humanitaires persistantes, les populations attendent surtout des réponses concrètes sur le terrain.
Diddy Mastaki