Les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) ont annoncé la réouverture de l’axe routier Nduye–Dingbo, situé dans le nord du territoire de Mambasa, en province de l’Ituri. Cette opération militaire menée par la 31e brigade vise à restaurer la circulation sur cette route stratégique longtemps perturbée par l’activisme des rebelles des Allied Democratic Forces (ADF).
Sous le commandement du colonel Karim Issa Abdoul, les militaires Congolais ont réussi à sécuriser plusieurs localités situées entre Nduye et Dingbo. Selon des sources sécuritaires, des positions permanentes ont été installées dans différents villages afin de garantir la protection des populations civiles et des usagers de cet axe reliant l’Ituri au Haut-Uélé.
Le commandant de la 31e brigade s’est rendu personnellement sur le terrain pour encourager les troupes engagées dans cette mission. Malgré des conditions climatiques difficiles marquées par de fortes pluies et des routes boueuses, les soldats ont poursuivi les opérations jusqu’à la réouverture complète de la route.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre des directives du gouverneur militaire de l’Ituri, le Lieutenant-Général Johnny Luboya N'kashama, qui a récemment renforcé les actions militaires dans les zones affectées par l’insécurité. L’objectif affiché par les autorités est de restaurer l’autorité de l’État et de permettre aux populations de reprendre leurs activités dans des conditions sécurisées.
D’après des sources proches de l’armée, une deuxième phase des opérations est en cours de préparation. Celle-ci consistera à poursuivre les rebelles ADF encore présents dans certaines zones forestières du territoire de Mambasa afin d’empêcher toute nouvelle menace contre les civils.
Dans les chefferies de Walese Desse et Walese Karo, cette avancée militaire suscite un sentiment de soulagement parmi les habitants. Plusieurs usagers de la route espèrent désormais la reprise normale des échanges commerciaux et de la circulation des personnes sur cet axe considéré comme vital pour l’économie locale.
Joël Heri Budjo