Des tirs nourris ont retenti aux environs de 22 heures, dans la soirée du vendredi 06 novembre 2026, au Centre de traitement Ebola (CTE) de Médecins Sans Frontières (MSF), situé au quartier Byautu, dans la commune de Beu, en ville de Beni, au Nord-Kivu. Des hommes non encore identifiés auraient tenté d’incendier cette structure sanitaire avant d’être confrontés aux forces de défense et de sécurité.
Selon les premières informations recueillies, cet incident serait survenu dans un contexte de tension consécutif au décès, le même vendredi, d’une jeune femme testée positive à la maladie à virus Ebola. L'infortunée était présentée comme l'épouse d'un homme présumé membre des groupes Wazalendo.
Après son décès, des compagnons de son époux se seraient rendus au centre de traitement avec l'intention de récupérer son corps, y compris par la force. Leur tentative n'aurait toutefois pas abouti.
La situation a ensuite pris une tournure inquiétante dans la soirée, avec une tentative présumée d'incendie du centre. À la suite de l'intervention des forces de sécurité, les premières investigations menées par la Police nationale Congolaise (PNC) ont permis de découvrir sur les lieux plusieurs bouteilles contenant de l'essence, qui n'avaient pas explosé. Ces éléments ont été récupérés pour les besoins de l'enquête.
Aucune perte en vie humaine signalée
Aucun dégât humain n'a été signalé à l'issue de cet incident. La PNC de Beni condamne fermement cette tentative d'attaque contre une infrastructure sanitaire et appelle la population à ne pas s'en prendre au personnel médical ni aux structures qui accueillent les personnes affectées par Ebola.
Les services de sécurité insistent également sur la nécessité de respecter les mesures barrières et les dispositions sanitaires mises en place pour limiter la propagation de la maladie.
Cette tentative d'incendie intervient alors que les équipes sanitaires poursuivent leurs efforts pour contenir l'épidémie à Beni. Elle soulève de nouvelles inquiétudes sur la sécurité des structures de prise en charge et du personnel engagé dans la riposte.
La protection des centres de traitement demeure pourtant essentielle pour garantir la continuité des soins et éviter que les tensions autour de la maladie ne compromettent les efforts sanitaires.
Diddy Mastaki