Le gouvernement provincial de l’Ituri et ses partenaires humanitaires ont lancé, jeudi 08 octobre 2026, une opération d’identification des personnes déplacées souhaitant regagner volontairement leurs villages d’origine après avoir fui les violences armées. La campagne a débuté dans le site de la plaine de Savo, en territoire de Djugu, qui accueille au moins 70 000 personnes déplacées.
Selon Radio Okapi, cette initiative vise à préparer leur retour et à évaluer les besoins nécessaires à leur réinsertion sociale. Une délégation mixte a été déployée sur le terrain. L’opération doit ensuite s’étendre à d’autres sites, notamment ceux de Bunia.
Mais la perspective d’un retour demeure étroitement liée à l’amélioration de la situation sécuritaire dans les zones d’origine. Depuis 2017, de nombreux habitants de l’Ituri ont fui les violences des groupes armés et vivent dans des sites de déplacés, où les conditions de vie restent difficiles. Cette précarité est aggravée par l’interruption de l’aide humanitaire depuis près de trois ans, selon des sources concordantes.
À la plaine de Savo, les inquiétudes persistent quant à la sécurité des villages que les déplacés souhaitent regagner. Emmanuel Ndalo, président du site, affirme que les zones d’origine ne sont pas encore sécurisées et qu’aucun processus de désarmement n’est engagé.
« Nous plaidons aussi pour l’urgence, pour permettre un retour digne des déplacés dans leurs villages d’origine », explique-t-il.
À Bunia, les sites de Kigonze et de l’ISP également concernés
L’opération d’identification se poursuit également dans les sites de Kigonze et de l’Institut supérieur pédagogique (ISP), à Bunia, qui accueillent ensemble plus de 30 000 personnes déplacées.
À Kigonze, environ 19 000 déplacés auraient quitté le site à la suite d’une opération de bouclage menée par les forces de l’ordre. Cette intervention visait à rechercher des suspects ainsi que des armes et des munitions qui auraient été dissimulées sur place.
Gloire Malumba