Le Secrétariat permanent de l’Union Sacrée de la Nation (USN) est monté au créneau pour clarifier sa position sur la question sensible de la réforme constitutionnelle. Dans un communiqué publié le 21 avril 2026 à Johannesburg, la plateforme présidentielle dénonce des lectures biaisées de son précédent message du 20 avril, tout en réaffirmant le rôle strictement technique de son Secrétariat.
Au cœur de la polémique, une perception selon laquelle l’USN aurait initié une réforme constitutionnelle. Une interprétation que le document rejette fermement.
« Face à une interprétation erronée de son communiqué (…) le Secrétariat Permanent (…) porte à la connaissance de notre peuple la clarification suivante », indique d’entrée le texte.
Selon le communiqué, l’idée d’une réforme ne serait pas institutionnelle, mais émanerait de la base. Le Secrétariat permanent explique avoir relayé une aspiration exprimée par des citoyens rencontrés lors de missions politiques confiées par le Président Félix Tshisekedi.
« Le communiqué (…) faisait suite à la demande d’une réforme constitutionnelle exprimée par plusieurs milliers de nos compatriotes », précise le document.
Dans cette logique, l’USN insiste sur le fait que d’autres acteurs politiques, partis, organisations et confessions religieuses ont également engagé des démarches similaires, parfois sans cadre précis.
« Plusieurs autres initiatives ont été prises sans préciser quelles dispositions constitutionnelles devaient être visées », souligne le texte.
Le Secrétariat permanent s’efforce de dissiper toute confusion sur ses prérogatives. Il affirme ne pas être à l’origine d’un projet de réforme, mais agir comme un simple canal de transmission vers la hiérarchie politique.
« Le Secrétariat Permanent entendait uniquement préparer le cadre (…) pour transmettre le souhait à la Haute Autorité Politique », insiste le communiqué.
Dans cette perspective, une commission technique avait été évoquée pour structurer les contributions.
« Le communiqué avait également évoqué la mise en place d’une commission technique », rappelle-t-il.
Au-delà de la clarification, le document laisse transparaître des tensions internes ou médiatiques. Le ton se durcit lorsqu’il évoque des manœuvres visant à opposer les structures de la plateforme.
« Certaines personnes ne ratent pas une seule occasion pour opposer le Secrétaire Permanent aux organes supérieurs de l’USN », déplore le texte.
Le Secrétariat rappelle en outre les règles de fonctionnement internes, notamment l’impossibilité pour lui de convoquer le Présidium.
« Il ne revient pas au Secrétaire Permanent de convoquer le Présidium », précise le communiqué en référence à la charte de la coalition.
En conclusion, l’USN appelle à la cohésion derrière le Président de la République, présenté comme la seule autorité politique habilitée à trancher.
« Rester tous unis derrière le Président de la République », exhorte le Secrétariat permanent, espérant que cette mise au point « va définitivement mettre un terme aux affabulations ».
Diddy Mastaki