La République Démocratique du Congo assume, à partir de ce 1er juillet 2026, la présidence tournante du Conseil de sécurité des Nations-Unies, l'organe chargé du maintien de la paix et de la sécurité internationales. Une responsabilité diplomatique majeure qui revêt une dimension historique, puisqu'il s'agit de la première présidence Congolaise de cette instance depuis plus de trois décennies.
Sous la devise « Plus de paix, plus de justice, plus de développement, plus de multilatéralisme », Kinshasa entend faire de ce mois de présidence une tribune internationale pour porter plusieurs priorités, notamment les conflits dans l'Est du pays, les violences sexuelles en période de guerre ainsi que la gouvernance des ressources naturelles.
Le programme prévoit plusieurs rendez-vous de haut niveau. Le 08 juillet, la Première ministre présidera une séance d'information du Conseil consacrée aux violences sexuelles liées aux conflits armés, un sujet particulièrement sensible pour la RDC, où ces crimes continuent d'être dénoncés dans les zones touchées par l'insécurité.
Le 13 juillet, la ministre des Affaires étrangères dirigera une réunion selon la formule Arria, consacrée au lien entre les ressources naturelles, les conflits armés et la consolidation de la paix. Cette rencontre offrira un cadre d'échanges plus souple entre les membres du Conseil, des experts et des représentants de la société civile.
Le point culminant de cette présidence interviendra le 21 juillet, avec un débat public de haut niveau présidé par le président Félix Tshisekedi autour du thème : « La gouvernance des ressources naturelles, fondement de la paix, de la sécurité et de la prospérité ».
À travers cette initiative, la RDC souhaite promouvoir une approche intégrée faisant des ressources naturelles non plus un facteur de conflits, mais un levier de prévention des crises, de coopération internationale, de développement durable et de prospérité partagée.
Cette présidence intervient dans un contexte où la RDC continue de faire face à une crise sécuritaire persistante dans sa partie orientale, tandis que la question de l'exploitation des minerais stratégiques demeure au centre des discussions internationales sur la paix, la sécurité et la transition énergétique.
Diddy Mastaki