L'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS/Tshisekedi) rejette catégoriquement les accusations formulées dans un récent rapport de Human Rights Watch (HRW) qui met en cause son mouvement de mobilisation, la Force du Progrès, dans les incidents survenus lors du sit-in de l'opposition du 12 juin dernier.
Dans un communiqué signé par son président ad intérim, Augustin Kabuya Tshilumba, le parti présidentiel affirme que les allégations relayées par l'ONG sont infondées et reposeraient essentiellement sur les déclarations de l'opposition, sans qu'une version contradictoire ait été recueillie auprès des responsables de l'UDPS.
Selon le document, le parti assure n'avoir jamais mandaté les sept personnes citées dans le rapport de Human Rights Watch pour perturber la manifestation. L'UDPS soutient également que le directeur exécutif de l'organisation n'aurait jamais sollicité une rencontre avec ses dirigeants avant la publication du rapport, estimant que cette démarche révèle des insuffisances dans la collecte des informations.
Le parti indique par ailleurs qu'une plainte a déjà été déposée devant le parquet général près la Cour de cassation. Il demande à Human Rights Watch de transmettre à la justice Congolaise les éléments d'identification ainsi que les coordonnées des personnes mentionnées dans son rapport, afin de faciliter les investigations en cours et d'établir les responsabilités.
L'UDPS précise que la Force du Progrès est une structure de mobilisation citoyenne rattachée à la Ligue des jeunes du parti et qu'elle a pour mission de sensibiliser les militants au respect des lois, de la République, de l'État de droit et des valeurs démocratiques. Le parti affirme qu'elle ne constitue en aucun cas une organisation de violence ou d'agression.
Tout en réaffirmant son attachement aux droits de l'homme, aux libertés publiques et à l'État de droit, l'UDPS se dit disposée à entretenir un dialogue objectif et contradictoire avec les organisations de défense des droits humains. Elle prévient toutefois qu'elle se réserve le droit d'engager des poursuites judiciaires contre toute publication qu'elle jugerait inexacte, non vérifiée ou diffamatoire.
Ce communiqué intervient quelques jours après la publication du rapport de Human Rights Watch sur les violences du 12 juin, dans un contexte de fortes tensions politiques en République Démocratique du Congo.
Diddy Mastaki