Le président Félix Tshisekedi a signé une ordonnance portant organisation et fonctionnement du comité chargé de préparer le « Dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État », a annoncé dimanche sa porte-parole, Tina Salama.
Cette décision marque une nouvelle étape dans le processus engagé par le Chef de l’État après plusieurs semaines de consultations, marquées par des divergences entre les acteurs politiques et sociaux sur le format et le niveau d’inclusivité du dialogue.
L’opposition et plusieurs confessions religieuses réclament notamment des garanties sur la participation des différentes forces politiques au processus. Elles plaident pour un cadre permettant une représentation suffisamment large des acteurs concernés par la crise que traverse le pays.
De son côté, le pouvoir défend la tenue du dialogue sur le territoire national et entend préserver le fonctionnement des institutions en place. L’organisation de ces assises ne devrait donc pas entraîner la suspension des institutions de la République.
La mise en place de ce comité doit désormais permettre de préciser les modalités pratiques du dialogue, notamment sa composition, son fonctionnement, les participants attendus ainsi que les principales questions qui seront soumises aux discussions.
Joël Heri Budjo