La deuxième réunion de coordination de haut niveau sur le corridor de Lobito s’est clôturée ce mardi à Lusaka, en Zambie, sur un engagement renouvelé de la République démocratique du Congo (RDC), de l’Angola, de la Zambie, de la Banque mondiale et de leurs partenaires à accélérer la mise en œuvre de ce vaste projet d’intégration régionale.
À l’issue des travaux, les différentes parties ont réaffirmé leur volonté de s’aligner sur un Plan directeur commun, avec pour objectif notamment de lever les obstacles administratifs aux frontières, de faciliter les échanges commerciaux, de renforcer l’implication des petites et moyennes entreprises (PME) et de favoriser la création d’emplois.
Les discussions ont également porté sur le développement des infrastructures énergétiques nécessaires à la transformation locale des minerais et des produits agricoles avant leur exportation. Les participants ont insisté sur le financement et l’exécution des projets ferroviaires et routiers prioritaires, ainsi que sur la modernisation des infrastructures frontalières, notamment la mise en place de postes-frontières à arrêt unique.
Julien Paluku appelle à des résultats mesurables
Pour accélérer la mise en œuvre des engagements pris, le ministre congolais du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a plaidé pour l’élaboration d’une feuille de route claire, assortie d’indicateurs précis permettant de mesurer les progrès réalisés d’une réunion à l’autre.
Tout en saluant la mobilisation de 2 milliards d’euros par l’Union européenne, le ministre congolais a insisté sur la nécessité de passer des engagements aux réalisations concrètes.
« Il faut qu’on dise à la prochaine réunion : autant de kilomètres de rails ont déjà été construits, autant de personnes ont déjà été formées, autant de machines commencent à passer par le rail. C’est une sorte d’indicateur que nous voudrions voir prochainement pour que nos réunions prochaines diffèrent de nos réunions actuelles », a déclaré Julien Paluku.
Selon lui, les prochaines rencontres doivent permettre d’évaluer des réalisations concrètes plutôt que de revenir constamment sur les travaux qui restent à accomplir.
La RDC annonce des réformes
De son côté, le ministre d’État, ministre du Plan et de l’Aide au développement, Guylain Nyembo Mbwizya, qui conduisait la délégation congolaise à Lusaka, a indiqué que la RDC entend engager des réformes dans le cadre de l’harmonisation du Plan directeur commun du corridor de Lobito.
Il s’est félicité de la participation congolaise aux travaux et des avancées enregistrées au cours de cette deuxième réunion.
« Nous sommes heureux de voir que dans cette deuxième réunion de coordination, il y a eu beaucoup d’avancées », a-t-il déclaré, soulignant que la RDC a pu faire valoir ses intérêts ainsi que les exigences liées à la gouvernance et à la mise en œuvre du corridor.
Le corridor de Lobito est présenté comme un levier majeur de transformation économique pour la RDC, la Zambie et l’Angola, notamment à travers le développement des infrastructures de transport, l’industrialisation, la transformation locale des ressources et l’intensification des échanges commerciaux.
La troisième réunion de coordination de haut niveau sur le corridor de Lobito devrait se tenir en République démocratique du Congo dans les prochains mois. Elle devra notamment permettre de faire le point sur les engagements pris à Lusaka et, conformément au souhait de la partie congolaise, d’évaluer les progrès à partir d’indicateurs concrets.
Pacheco Kavundama