Près de 700 parlementaires issus de plus de 130 pays se sont réunis du 06 au 09 octobre à Arusha, en Tanzanie, à l’occasion de la 153ᵉ Assemblée de l’Union interparlementaire (UIP). La délégation de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF) y a défendu la redevabilité, l’inclusion des jeunes et le rôle des parlements dans la consolidation de la paix.
Conduite par la secrétaire générale parlementaire de l’APF, Amélia Lakrafi, et le président du Réseau des jeunes parlementaires, le député mauritanien Sid’Ahmed Megaya, la délégation a participé aux débats consacrés au renforcement de la bonne gouvernance et des capacités locales, autour de l’inclusion, de la confiance et de l’égalité des chances.
Au débat général, Amélia Lakrafi a insisté sur la nécessité pour les institutions parlementaires de rendre compte de leurs engagements.
« La confiance ne se décrète pas : elle se prouve », a-t-elle souligné.
Elle a également salué les avancées de l’initiative franco-mexicaine visant à encourager les membres permanents du Conseil de sécurité des Nations-Unies à renoncer au droit de veto en cas d’atrocités de masse.
La secrétaire générale parlementaire est également intervenue lors d’une réunion-débat consacrée au rôle des parlements dans la consolidation de la paix à l’ère de l’intelligence artificielle militaire.
La jeunesse et le multilinguisme au cœur des échanges
Le 07 octobre, le caucus Francophone a notamment examiné la candidature de l’APF au statut d’observateur auprès de l’ONU, le renouvellement des instances de l’UIP et la défense du multilinguisme.
Au Forum des jeunes parlementaires, Sid’Ahmed Megaya a rappelé que les moins de 30 ans ne représentent que 2,8 % des parlementaires dans le monde. Il a plaidé pour une gouvernance davantage ancrée dans les réalités locales, fondée sur la transparence budgétaire, le contrôle parlementaire et une consultation effective des citoyens.
En marge des travaux, la délégation de l’APF a multiplié les échanges avec ses homologues afin de renforcer le dialogue parlementaire, de susciter de nouvelles adhésions et de promouvoir ses priorités institutionnelles, dont l’obtention du statut d’observateur auprès des Nations-Unies.
Diddy Mastaki