Le Réseau des Droits de l’Homme (REDHO), organisation de la société civile, condamne les attaques contre les structures sanitaires et les Centres de Traitement Ebola en ville de Butembo, dans la province du Nord-Kivu. Il salue l’intervention des forces de sécurité mais exige des poursuites judiciaires contre les auteurs des violences.
A Butembo (dans l’Est de la RDC), la riposte contre la 17e épidémie d’Ebola est confrontée à la « résistance communautaire ». Un comportement vécu pour la première lors de la 10e épidémie de cette maladie.
Dans un communiqué publié mardi 12 août, le REDHO déplore la manipulation des corps déclarés positifs du virus, les attaques contre les équipes de la riposte et l’incendie des structures sanitaires.
Quatre structures sanitaires incendiées et sept tentatives déjouées
L’organisation affirme avoir documenté quatre cas d’incendie des formations sanitaires et sept tentatives. Le REDHO s’inquiète de la récurrence de ces violences.
« Plusieurs incidents d’agression des enfants et incendie des structures sanitaires sont enregistrés presque chaque jour en ville de Butembo. Quatre structures sanitaires ont été incendiées et sept tentatives empêchées par les services de sécurité », fait savoir Muhindo Wasivinywa, coordonnateur du REDHO.
Il salue toutefois « l’intervention des forces de sécurité qui ont évité le pire lors de l’attaque du Centre de traitement de Kitatumba dans la nuit du 9 au 10 août ».
Appel à la conscience
Pour le REDHO, la résistance de certaines personnes est à la base de cette criminalité. Il appelle la population, et surtout les jeunes, à la prise de conscience collective.
Cette organisation recommande également à la coordination provinciale de la riposte au Nord-Kivu de « multiplier la sensibilisation auprès des différentes couches sociales ».
Enfin, le REDHO exige des poursuites judiciaires exemplaires contre les auteurs de ces actes de violence afin de décourager toute récidive.
Il sied de signaler que Butembo est considéré comme l’épicentre d’Ebola au Nord-Kivu, avec plus de 300 cas confirmés et plus de 200 décès.
Martin Leku