Le mouvement citoyen Lutte pour le Changement (LUCHA) a vivement condamné ce qu’il qualifie de répression systématique des voix critiques en République démocratique du Congo. Dans un communiqué de presse publié le 15 janvier 2026 à Kananga, cette organisation non partisane dénonce une vague d’arrestations arbitraires, d’intimidations et de poursuites judiciaires visant des opposants politiques, des journalistes, des activistes et des défenseurs des droits humains.
Selon la LUCHA, les services de sécurité et la justice seraient instrumentalisés à des fins politiques, dans le but de réduire au silence toute opinion critique à l’égard du pouvoir en place. Le mouvement évoque des pratiques devenues récurrentes : arrestations arbitraires, menaces, harcèlement judiciaire et intimidations, qui contraignent de nombreux acteurs de la société civile et de la presse à l’exil forcé.
Pour la LUCHA, cette dérive constitue une violation grave de l’État de droit et porte atteinte aux libertés fondamentales garanties par la Constitution congolaise ainsi que par les engagements internationaux de la RDC.
« La liberté d’expression, la liberté de la presse et le droit de manifester pacifiquement ne sont pas des faveurs accordées par le pouvoir, mais des droits inaliénables », souligne le communiqué.
Face à cette situation jugée alarmante, le mouvement citoyen formule plusieurs exigences sans condition, notamment l’arrêt immédiat des arrestations arbitraires et des poursuites à caractère politique ; la libération de toutes les personnes détenues pour leurs opinions ; la fin de l’instrumentalisation des services de sécurité et de la justice ; la protection effective des journalistes, activistes, opposants politiques et défenseurs des droits humains ; le rétablissement d’un espace civique libre, ouvert et respectueux des libertés fondamentales.
La LUCHA met en garde contre les conséquences d’une telle répression, estimant qu’elle ne garantit ni la stabilité ni la paix, mais qu’elle alimente plutôt la colère populaire, la méfiance et la rupture entre les gouvernants et les citoyens.
« Faire taire les voix critiques, c’est trahir les aspirations profondes du peuple congolais », conclut le mouvement.
Ce communiqué relance ainsi le débat sur l’état des libertés publiques et de la démocratie en République démocratique du Congo, à un moment marqué par de fortes tensions politiques et sécuritaires.
Diddy Mastaki