Les derniers affrontements à Masisi, dans le Nord-Kivu, entre les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) et leurs alliés d'un côté, et les combattants de l'Alliance des Forces Démocratiques (AFC)/M23 de l'autre, ont conduit à des déplacements massifs de population. En l'espace d'une semaine, environ 102 000 personnes ont été contraintes de fuir leurs foyers, selon le Bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires des Nations-Unies (UNOCHA).
Face à l'ampleur des violences, les équipes de Médecins Sans Frontières (MSF) et du ministère de la Santé Congolais ont intensifié leur action pour soigner les blessés. En seulement quatre (04) jours, soixante-quinze (75) blessés ont été pris en charge dans l'Hôpital Général de Référence (HGR) de Masisi et au Centre de Santé de Nyabiondo, deux (02) structures de santé qui ont également servies de refuge pour des centaines de civils, à la recherche de sécurité.
Les combats se poursuivent dans les zones plus au sud, à la frontière du Sud-Kivu, notamment dans les hauts-plateaux de Numbi et Minova. Dans ces régions, l'intensité des affrontements a conduit à des vagues de déplacés supplémentaires. MSF, présente sur le terrain, a également apporté son soutien aux structures de santé locales, en particulier le Centre Hospitalier de Numbi et l'Hôpital de Minova, où quatre-vingt-quatre (84) blessés ont été soignés.
Julien Gircour, chef de mission de MSF au Sud-Kivu, a déclaré : « Des violents combats ont été signalés dans les hauts-plateaux de Numbi à Minova. Les gens ont fui, et 84 blessés sont actuellement pris en charge dans nos structures de santé ».
La situation reste préoccupante, et les équipes humanitaires redoublent d'efforts pour répondre aux besoins urgents en soins médicaux et en abris pour les populations affectées par ces violences continues.
Diddy MASTAKI