Les Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) ont confirmé une nouvelle attaque meurtrière attribuée aux rebelles des ADF/MTM dans le territoire de Mambasa, en province de l’Ituri. Le bilan est lourd : quarante-trois (43) civils ont perdu la vie, selon un communiqué officiel du secteur opérationnel Ituri.
D’après ce document militaire, l’incursion s’est produite dans la localité de Bafwakowa, située dans la chefferie des Bandaka. Les assaillants ont semé la terreur au sein des populations civiles, procédant à des exactions d’une extrême violence.
Outre les pertes humaines, les FARDC font état de quarante-quatre (44) maisons incendiées, ainsi que de la destruction d’un camion-benne et de cinq (05) motos appartenant à des habitants, aggravant davantage le bilan matériel de cette attaque qualifiée de « terroriste ».
Les Forces Armées condamnent fermement cette nouvelle violence qu’elles qualifient de barbarie et de grave violation des droits humains. Elles assurent que la situation sécuritaire reste sous contrôle des unités déployées dans la zone.
Le commandement militaire précise que des opérations de ratissage et de traque ont été intensifiées afin de retrouver les assaillants et démanteler leurs réseaux dans cette partie du territoire de Mambasa.
« Toutes les dispositions sécuritaires sont renforcées pour protéger les populations et neutraliser les terroristes ADF et leurs alliés », indique le communiqué, signé par le lieutenant Jules Ngongo, porte-parole du secteur opérationnel Ituri.
Face à la persistance de la menace, les FARDC appellent les populations locales à la vigilance et à la collaboration avec les services de sécurité. Elles exhortent les habitants à signaler tout mouvement suspect pouvant contribuer à prévenir de nouvelles attaques.
Les autorités militaires insistent sur la nécessité d’une implication communautaire dans la lutte contre les groupes armés actifs dans la région.
Joël Heri Budjo