Plus de 300 combattants de la rébellion du M23, soutenue par le Rwanda selon Kinshasa, se sont rendus aux forces gouvernementales congolaises (FARDC) au cours de la quinzaine écoulée dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu, a annoncé samedi l'armée de la République démocratique du Congo.
Au total, 323 éléments issus des rangs du RDF-M23 ont déposé les armes sur plusieurs positions réparties dans les territoires de Lubero, Rutshuru et Masisi (Nord-Kivu), ainsi que dans celui de Kalehe, dans la province voisine du Sud-Kivu.
Selon le Major Dieudonné Kasereka, chargé de communication de la 34e région militaire, ces transfuges justifient leur défection par une dégradation brutale de leurs conditions de vie au sein du mouvement rebelle.
« Comme leurs prédécesseurs, ces jeunes militaires disent fuir les traitements dégradants ainsi que les actes de torture que leur infligent les cadres du M23 », a précisé l'officier dans un communiqué transmis à la presse.
Cette vague de redditions, qualifiée de « massive » par les autorités militaires, intervient après une intensification de la pression sur les lignes de front durant les deux dernières semaines de l'année 2025. Les ex-combattants ont été pris en charge par les forces loyalistes et acheminés vers des « zones sécurisées » pour la suite de la procédure.
Le commandement de la 34e région militaire a profité de cette annonce pour lancer un appel aux combattants toujours actifs dans les collines du Kivu.
« Le commandement encourage les autres éléments du M23 à se rendre aux FARDC. Ils seront bien accueillis », a assuré le Major Kasereka.
L'Est de la RDC est en proie à une résurgence du conflit lié au M23 (« Mouvement du 23 mars ») depuis fin 2021. Malgré plusieurs initiatives diplomatiques, la situation sécuritaire reste volatile, marquée par des déplacements massifs de populations civiles.
Daudi Amin