Selon les statistiques des experts des Nations-Unies rendues publiques le mercredi 07 janvier révèlent des exécutions sommaires entre avril et octobre 2025, la violation des droits humains la plus fréquemment enregistrée sur l’ensemble du territoire Congolais.
Il s’agit d’un bilan sombre contenant dans le rapport à mi-parcours du groupe d’experts des Nations-Unies sur la République Démocratique du Congo qui date du 30 décembre 2025 et transmis au Président du Conseil de sécurité.
Le rapport identifie les rebelles de l’AFC/M23 comme le principal auteur de ces crimes, responsable d’environ 45 % de toutes les exécutions sommaires signalées à l’échelle nationale.
Il souligne également que le nombre de victimes d’enlèvements, y compris à des fins de recrutement forcé ainsi que de cas de mauvais traitements imputés à ce groupe armé, dépasse le nombre de personnes tuées par ses combattants.
Les groupes de volontaires pour la défense de la patrie (VDP), communément appelés « Wazalendo », sont également cités pour des actes de représailles, notamment des exécutions sommaires et des assassinats ciblés de personnes soupçonnées de collusion avec l’AFC/M23.
Le groupe d’experts note que ces exactions se produisent à une échelle nettement inférieure à celles attribuées de manière systématique à l’AFC/M23 et aux Forces Démocratiques de Libération du Rwanda (FDLR).
Dans le Sud-Kivu, le rapport indique que les combattants de l’Alliance des nationalistes congolais pour la défense des droits humains sont régulièrement impliqués dans de graves violations à l’encontre des civils, notamment des enlèvements, des pillages, des violences sexuelles, des exécutions illégales et des incendies criminels. Parallèlement, les groupes Wazalendo ont étendu leur réseau de barrières routières, entravant fortement la liberté de circulation des populations dans les territoires d’Uvira, de Fizi et de Mwenga.
Aux points de contrôle, de nombreux civils sont contraints de payer des taxes exorbitantes et subissent des actes d’extorsion, des violences sexuelles et, dans certains cas, des exécutions sommaires. Les acteurs humanitaires font état de conséquences majeures sur la liberté de mouvement, évoquant des incidents récurrents de harcèlement et d’abus qui aggravent une situation humanitaire déjà critique.
À noter que ce rapport a été officiellement transmis le 24 novembre 2025 au Comité du Conseil de sécurité créé par la résolution 1533 (2004) concernant la RDC. Il a été examiné le 30 décembre 2025.
Merveilles Kiro