Les Forces Armées de la RDC annoncent avoir repris le contrôle total du centre de Bule, dans le territoire de Djugu, au terme d’affrontements contre les combattants de la CRP. L’armée évoque un bilan de 11 miliciens neutralisés et appelle la population à la vigilance.
Bule de nouveau sous contrôle de l’armée
Le centre de Bule, situé dans la chefferie des Bahema Badjere en territoire de Djugu (Ituri), est repassé sous contrôle des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC). L’annonce a été faite ce vendredi 17 janvier par le lieutenant Jules Ngongo, porte-parole du secteur opérationnel en Ituri.
Selon l’armée, la reconquête est intervenue à l’issue d’intenses combats contre les éléments de la CRP, mouvement armé dirigé par Thomas Lubanga et présenté comme allié au M23.
« Les FARDC poursuivent les opérations de consolidation des positions et des patrouilles de combat dans la zone », a indiqué le porte-parole, précisant que ces actions s’inscrivent dans les instructions du gouverneur militaire de l’Ituri, le lieutenant-général Luboya N’Kashama, visant « l’éradication totale de la menace ».
Un bilan humain lourd
L’état-major avance un bilan provisoire de 11 miliciens neutralisés, plusieurs blessés dans le camp adverse et la récupération d’armes de guerre. Les FARDC déplorent toutefois la mort d’un militaire « tombé arme à la main » et trois blessés.
D’après Jules Ngongo, la CRP souffrirait désormais d’un « manque criant de moyens logistiques et humains », conséquence de la pression militaire. Il évoque également « plusieurs défections » au sein des rangs rebelles.
Appel à la collaboration de la population
Tout en affirmant que la situation est « totalement sous contrôle », l’armée appelle les civils à la vigilance. Les habitants sont invités à dénoncer tout combattant qui tenterait de se dissimuler, notamment dans les sites de déplacés.
Les FARDC ont en outre lancé un ultime appel à la reddition des éléments de la CRP, rappelant que six d’entre eux se sont rendus la semaine passée à Fataki avec neuf armes et des munitions.
« Se rendre reste l’unique chance d’éviter des pertes humaines inutiles, car l’issue de cette aventure rebelle est désormais scellée », a conclu le porte-parole militaire.
Joël Heri Budjo