L’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN) a annoncé mercredi qu’une attaque armée a visé, mardi 3 mars, le quartier général du Parc National de l'Upemba, situé à Lusinga, dans le sud-est de la République démocratique du Congo (RDC).
Selon un communiqué signé par son directeur général, Yves Milan-Ngangay, des hommes armés « non identifiés » ont fait irruption dans l’enceinte administrative du parc, provoquant d’importants dégâts humains et matériels.
Cinq membres du personnel ont été tués au cours de l’attaque, a précisé l’établissement public chargé de la gestion des aires protégées en RDC. Des équipements ont été pillés et plusieurs infrastructures ont subi « d’importantes destructions ».
Une cellule de crise a été convoquée dès le lendemain matin sous la direction générale de l’ICCN. En coordination avec les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) et les services de sécurité, des mesures ont été activées pour sécuriser la zone et protéger le personnel, « dans le respect des droits humains et des normes internationales », indique le communiqué.
Les autorités assurent que le contrôle du parc et de la station de Lusinga a été rétabli par les forces de défense et de sécurité.
L’ICCN a condamné « avec la plus vive fermeté » cette attaque qu’il qualifie de « violation flagrante de l’ordre juridique national et des conventions internationales ». L’institution rappelle que les aires protégées sont régies par le principe de neutralité et de non-belligérance et constituent un patrimoine commun reconnu par le droit international de l’environnement.
Rendant hommage aux agents du parc, la direction générale a salué « l’abnégation » de ces derniers, qui œuvrent à la préservation de la biodiversité congolaise « parfois au péril de leur vie ». Elle a présenté ses condoléances aux familles des victimes et affirmé que « cet acte de barbarie ne restera pas impuni ».
Le Parc National de l'Upemba, l’un des plus vastes parcs du pays, est considéré comme un biotope majeur du patrimoine naturel congolais. L’ICCN a réitéré son engagement en faveur de la protection des écosystèmes et appelé au soutien continu de ses partenaires nationaux et internationaux pour garantir la sauvegarde des aires protégées au bénéfice des générations présentes et futures.
Daudi Amin