L’Hôtel de Ville de Kinshasa a annoncé la reprise effective, à partir du 15 octobre 2026, de l’opération de contrôle technique systématique des véhicules sur l’ensemble du territoire de la capitale congolaise.
Dans un communiqué rendu public ce lundi 5 octobre, le ministère provincial du Plan, Budget, Fonction publique, Emploi, Tourisme, Transports et Mobilité urbaine précise que cette opération, menée sur instruction du gouverneur de Kinshasa, s’inscrit dans le cadre de la politique gouvernementale de prévention des accidents de la circulation, de protection des usagers de la route et d’amélioration de la sécurité du transport urbain.
Les conducteurs, propriétaires de véhicules, exploitants d’engins motorisés ainsi que les centres agréés de contrôle technique sont appelés à se conformer à la réglementation en vigueur.
Seront notamment considérés comme étant en situation d’irrégularité les véhicules circulant sans certificat de contrôle technique valide, ceux présentant des défaillances techniques manifestes susceptibles de compromettre la sécurité des usagers, ainsi que les engins et véhicules ne disposant pas des documents administratifs légalement requis.
Tout véhicule intercepté en infraction ou ne répondant pas aux conditions réglementaires de conformité et de sécurité pourra faire l’objet d’une immobilisation immédiate. Selon la gravité des manquements constatés, il pourra également être transféré à la fourrière, aux frais du propriétaire ou de l’exploitant, sans préjudice des autres sanctions administratives ou judiciaires prévues par la réglementation.
Le ministère rappelle par ailleurs que la détention d’un certificat de contrôle technique ne suffit pas à elle seule à établir sa conformité. Pour prévenir la fraude et l’utilisation de documents non authentiques, les usagers sont invités à vérifier la validité et l’authenticité de leur certificat sur la plateforme numérique officielle de la Régie des Fourrières et du Contrôle Technique des Véhicules de Kinshasa (RFCK).
La responsabilité des centres agréés est également engagée. Les établissements qui délivreraient frauduleusement des certificats sans avoir effectué les inspections et vérifications techniques réglementaires s’exposeraient à des sanctions administratives et judiciaires. Celles-ci peuvent aller de la suspension ou du retrait de l’agrément à la fermeture de l’établissement, ainsi qu’à des poursuites judiciaires contre leurs responsables.
Le ministère provincial des Transports et de la Mobilité urbaine appelle ainsi les conducteurs, propriétaires de véhicules, exploitants d’engins et responsables des centres de contrôle technique à faire preuve de civisme et de responsabilité.
Il leur demande de prendre les dispositions nécessaires pour se conformer aux exigences du contrôle technique avant la reprise de l’opération, fixée au 15 octobre 2026.
Gloire Malumba