La cellule de communication du député national Patrick Munyomo a affirmé mercredi que l’élu ferait l’objet de « menaces présumées » attribuées au sénateur Modeste Bahati Lukwebo et à certains de ses proches, dans un contexte de tensions politiques persistantes au sein de la majorité présidentielle en République démocratique du Congo.
Dans un communiqué rendu public à Kinshasa, l’entourage du député indique que les relations entre les deux personnalités se seraient détériorées à la suite d’une conférence de presse organisée le 4 mars dernier par le sénateur Bahati Lukwebo. Selon cette cellule de communication, Patrick Munyomo avait alors critiqué certaines déclarations du sénateur, jugées « contraires à la vision de l’Union sacrée de la Nation » et à celle du président Félix Tshisekedi.
Depuis cet épisode, plusieurs faits seraient interprétés par les proches du député comme des actes d’intimidation ou des comportements hostiles.
La cellule de communication cite notamment un événement survenu le 13 mai, affirmant que le sénateur Bahati Lukwebo se serait présenté dans un centre d’apprentissage de langue anglaise situé dans le même immeuble que le bureau privé de Patrick Munyomo, sur le boulevard du 30 Juin, au centre de Kinshasa.
Selon cette source, cette présence soulève des inquiétudes au regard du climat de méfiance entre les deux hommes politiques. L’entourage du député affirme détenir des « éléments documentés » liés à cette démarche et s’interroge sur les motivations du choix de ce centre, alors que plusieurs autres établissements similaires existent dans la capitale congolaise.
« Pourquoi avoir choisi un centre situé à proximité immédiate du bureau privé de l’honorable Patrick Munyomo alors que les relations sont rompues ? », s’interroge la cellule de communication dans son communiqué, évoquant également des préoccupations liées au partage des espaces communs de l’immeuble, notamment les accès, les ascenseurs et le parking.
Les proches du député estiment également que la présence régulière des gardes rapprochés du sénateur dans cet environnement pourrait accentuer les tensions.
La cellule de communication appelle les institutions compétentes, notamment le Parlement, les services de sécurité et les autorités concernées, à « suivre de près » cette affaire qu’elle qualifie de « provocation » et de « menace ».
Elle affirme enfin que tout incident qui surviendrait à l’encontre du député Patrick Munyomo engagerait la responsabilité du sénateur Bahati Lukwebo.
Daudi Amin