Le gouvernement de la République Démocratique du Congo a publié un communiqué officiel en réponse au rapport de l’ONG Human Rights Watch (HRW) concernant de présumées disparitions forcées survenues dans la capitale. Selon les autorités Congolaises dans un communiqué de ce vendredi 13 mars, certaines conclusions de ce rapport méritent d’être replacées dans un contexte juridique et sécuritaire précis.
Le rapport de HRW évoque des arrestations et détentions attribuées à certains services de sécurité, notamment le Conseil National de Cyberdéfense. Le gouvernement insiste sur le fait que la qualification de « disparition forcée » en droit international suppose la réunion de plusieurs conditions : arrestation ou détention par l’État, suivie d’un refus de reconnaître la privation de liberté ou de révéler le sort de la personne.
Or, selon les éléments transmis par les autorités Congolaises, plusieurs personnes mentionnées dans le rapport ont été identifiées, certaines libérées et d’autres présentées devant les juridictions compétentes, dans le respect des procédures prévues par la législation nationale. Des visites ont également été autorisées au profit des familles et des représentants de Human Rights Watch.
Le communiqué souligne que ces mesures s’inscrivent dans le cadre d’enquêtes légales menées dans un contexte sécuritaire particulièrement tendu, marqué par l’agression continue dans l’Est du pays par le Rwanda et ses supplétifs de l’Alliance des Forces pour le Changement/M23, la présence de groupes armés dans la région et diverses tentatives de déstabilisation visant les institutions de l’État, y compris via des vecteurs numériques.
Dans ce contexte, le Gouvernement précise que les opérations de ses services visent à préserver l’ordre public, protéger les populations et garantir la sécurité nationale, tout en respectant le droit national et les engagements internationaux de la RDC, notamment en matière de droit humanitaire et de droits fondamentaux.
Le Gouvernement rejette les allégations selon lesquelles les arrestations effectuées par les forces de sécurité seraient motivées par des considérations politiques ou arbitraires et réaffirme son attachement à l’État de droit. Il rappelle également que toute violation présumée de la loi relève de la compétence des autorités judiciaires, conformément à la législation nationale.
Enfin, Kinshasa se dit disposé à poursuivre un dialogue constructif avec les partenaires internationaux et les organisations de défense des droits humains, dans le respect de la souveraineté et des institutions de la République Démocratique du Congo.
Diddy Mastaki