L’Union pour la Nation Congolaise (UNC), parti de Vital Kamerhe, est une nouvelle fois confrontée à des tensions internes. Dans une déclaration rendue publique ce lundi, un courant critique au sein du parti dénonce la gestion actuelle de la formation politique et réclame des sanctions contre Alain Makiwesa, conseiller de la ministre déléguée à la Politique de la ville et proche collaborateur du secrétaire général Billy Kambale.
Selon cette déclaration, Alain Makiwesa ferait l’objet d’une nouvelle procédure disciplinaire après avoir déjà été suspendu par le passé. Ses détracteurs lui reprochent notamment des propos jugés tribaux à l’égard de la communauté kasaïenne au sein de l’UNC, ainsi qu’un précédent incident impliquant Célestin Bioli, présenté comme intendant du secrétaire général.
Le document met surtout en cause la capacité de la direction du parti à faire respecter ses propres décisions disciplinaires. Ses auteurs affirment qu’une première suspension de trois mois n’aurait pas été suivie d’effets et que les recommandations formulées à cette occasion seraient restées sans application.
Une contestation qui vise directement la direction du parti
Au-delà du cas Alain Makiwesa, cette sortie traduit une contestation plus large de la gouvernance interne de l’UNC. Les auteurs de la déclaration accusent l’entourage du secrétaire général de favoriser un climat d’indiscipline et de tensions au sein de la formation politique.
Ils estiment que la répétition de tels incidents risque d'affaiblir davantage la cohésion du parti et appellent à une restructuration de son fonctionnement.
La déclaration intervient alors que l’UNC cherche à maintenir sa cohésion politique dans un contexte national particulièrement tendu. Elle place ainsi la direction du parti face à une nouvelle question : celle de sa capacité à appliquer ses propres mécanismes disciplinaires sans donner le sentiment d'une gestion à géométrie variable.
Pour l'heure, la direction de l'UNC n'a pas, dans le document présenté, détaillé les suites qu'elle entend donner à cette nouvelle contestation.
L'enjeu dépasse donc désormais le seul cas d'Alain Makiwesa : il touche directement à l'autorité de la direction de l'UNC et à la capacité du parti de Vital Kamerhe à préserver sa discipline interne.
Diddy Mastaki