Trois (03) chauffeurs, un Somalien, un Kenyan et un Congolais, ont été tués dans des violences survenues dans le secteur de Walendu Djatsi, en territoire de Djugu, en Ituri, après la découverte de corps entre Pitso et Nyapala. Le chef de ce secteur, Justin Gudza Kiza, rapporte une flambée de violences qu’il attribue à la colère de certains éléments de la CODECO à la suite de cette découverte.
Selon Justin Gudza Kiza, la situation était relativement calme jusqu’à mardi après-midi, avant de se détériorer après 16 heures, au moment où les corps ont été découverts. Alertés, les responsables des services de sécurité se sont rendus sur place pour procéder aux premières constatations.
Le chef de secteur affirme que les corps découverts auraient été identifiés comme appartenant à des éléments des Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) et de la CODECO. Cette découverte aurait provoqué une réaction violente de certains éléments de ce groupe armé, qui auraient ensuite pris pour cible des chauffeurs présents dans la zone.
« Nous avons déploré cet incident qui est arrivé, quelle que soit la façon dont ça a été mal géré », a déclaré Justin Gudza Kiza, présentant ses condoléances aux familles des victimes.
D’après cette autorité, des véhicules et des engins stationnés sur place ont également essuyé des tirs. Il évoque par ailleurs des circonstances dans lesquelles un camion non identifié aurait heurté les corps découverts, un élément qui nécessite encore des éclaircissements.
Des mesures sécuritaires annoncées
Après les violences, des responsables sécuritaires, des autorités territoriales et des représentants de la Mission de l’Organisation des Nations-Unies pour la stabilisation en République Démocratique du Congo (MONUSCO) se sont impliqués dans la gestion de la situation, selon le chef de secteur.
Les trois corps ont été acheminés vers Bunya, tandis que d’autres chauffeurs auraient été mis en sécurité. Certains auraient profité de cette occasion pour rejoindre leurs familles.
Au moment de son témoignage, Justin Gudza Kiza faisait état d’un retour au calme, tout en indiquant que des mesures étaient en cours pour sécuriser la zone et permettre la reprise normale des activités.
Le chef de secteur appelle au respect des engagements de paix
Face à cet incident, le chef de Walendu Djatsi appelle les groupes armés concernés à respecter leurs engagements et à éviter tout acte susceptible de raviver les hostilités dans le territoire de Djugu.
Il exhorte également les responsables de ces groupes à renforcer l’encadrement de leurs membres et à promouvoir une culture de paix, de stabilité et de cohésion sociale.
« Nous avons besoin de la paix, de la stabilité et de la cohésion », insiste-t-il, tout en invitant les responsables des structures concernées à maintenir une collaboration étroite avec les autorités civiles et les services de sécurité.
Cet incident intervient dans un contexte sécuritaire fragile en territoire de Djugu, où les tensions et les violences continuent de menacer la sécurité des populations et la circulation des personnes et des biens.
Joël Heri Budjo